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Un coiffeur est un entrepreneur et Océane Avakian une star dans son domaine. Sans ammoniaque et sans visite de ministre, le MCB fait salle comble

Publié le 12 octobre 2026 à 11:00 par Magazine En-Contact
Un coiffeur est un entrepreneur et Océane Avakian une star dans son domaine. Sans ammoniaque et sans visite de ministre, le MCB fait salle comble

Sans ammoniaque, sans visite de ministre mais pas sans folie ni talent, incursion au MCB, le Mondial de la Coiffure et de la beauté. Avez-vous idée de la puissance des coiffeurs influenceurs qui font la pluie et le beau temps dans le secteur tels qu’Océane Avakian, Chris Appleton, de l’utilité du french blending (L’Oréal), du succès de Generik, JIA, Kelly Massol, ces gammes de produit de plus en plus plébiscitées ? 

Hier, Porte de Versailles, des milliers d’entrepreneurs et d’artistes, de tout âge, se pressaient pour écouter, se former, apprendre comment traiter et soigner les cheveux texturés, commander chez Generik Paris ou sur le stand L’Oréal. Des produits de soin, de grande marque ou générique, voire les re-pigmentants de Patrice Mulato ou de Jia.

Sur de nombreux stands, une foule concentrée tente de comprendre en peu de temps, les techniques et astuces des maitres de la coiffure ou du balayage. Ces derniers virevoltent et font danser peignes et ciseaux. On y a vu- et pu tester également des Babyliss- ce qu’il faut pour prendre rendez-vous et encaisser (Planity, SumUp). S’allonger dans des fauteuils Benmont.  Car le coiffeur moderne ne doit pas seulement savoir coiffer, couper, lisser, colorer ou maitriser Instagram, il doit développer son entreprise. L’Oréal y veille, dans son école dénommée REAL Campus by L'Oréal, dirigée par Anne-Léone Campanella.

180 000 artisans ou salariés composent la deuxième entreprise de France

BIG 2026 - Assurance Export

Emmanuel Macron a visité le BIG, la semaine passée, l’évènement qui s’est tenu à l’Accor Arena. Mais aucun ministre n’a visité le MCB, parcouru par des milliers d’artisans, de patrons de TPE, PME.

Marvin Ndiaye a raison, qui a écrit qu’en France, un coiffeur, un restaurateur ne sera jamais un entrepreneur. Dans une tribune récente, le chef d’entreprise belge évoquait ce curieux désintérêt. 

« Un coiffeur ne sera jamais un entrepreneur aux yeux de la France, un mépris de classe frappe les patrons de TPE et de PME. » Ils représentent 46 % de l'emploi salarié français mais restent souvent absents des radars médiatiques et politiques. Pourquoi la France écoute-t-elle religieusement ceux qui lèvent des fonds et ignore-t-elle ceux qui risquent leur propre argent, s'interroge Marvin Ndiaye, chef d'entreprise et fondateur du cabinet Ultra.

« Sur 5,2 millions d'entreprises, 333 grandes, près de cinq millions de micro, entre les deux 174.614 PME et 7.442 entreprises de taille intermédiaire. Les TPE et PME représentent 46 % de l'emploi salarié français, presque un salarié sur deux accompagné par presque personne, la traduction chiffrée d'un mépris de classe installé. 
(…) Un coiffeur n'a rien à prouver face à un patron du CAC 40. Un seul test compte, cette personne prend-elle un risque avec son propre argent, emploie-t-elle d'autres personnes et répond-elle de ses décisions devant elles ? Si la réponse est oui, c'est un entrepreneur. (…) Ce refus n'est pas qu'un détail de vocabulaire, il explique pourquoi la moitié de l'emploi salarié français reste sous-financée, mal représentée et seulement écoutée à la veille des élections, quand plus personne n'y pense vraiment une fois le scrutin terminé. » Marvin Ndiaye pour Les Échos, septembre 2026.

 

 

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