New Biz Forum. Les syndics niçois apprécient les cadeaux des entrepreneurs du bâtiment. Est-ce légal ?
Comment remporte-t-on des contrats en 2026, dans le BTP, pour ce qui est des marchés confiés par les syndics de copropriété ?
Grâce à des cadeaux. Foncia est le pire des syndics en France, mais l’entreprise n’a jamais encore été poursuivie en justice. À l’occasion de la 3ème édition du NBF, lisez les trois histoires qui suivent et racontent les méthodes utilisées en France, par des entrepreneurs pragmatiques et qui savent que les juges sont débordés.
« Des cadeaux contre des marchés » : Nice Matin a divulgué la liste des entrepreneurs et syndics condamnés dans l’affaire des syndics azuréens
Trois sociétés, deux entrepreneurs niçois et 26 syndics ont été mis en cause dans une affaire de « cadeaux contre marchés ». Tous, ou presque, ont décidé de plaider coupable.
Une trentaine de professionnels azuréens sont passés par la case tribunal, ces dernières semaines, dans le cadre de discrètes procédures de comparution par reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC), ils ont écopé d’amendes allant de quelques milliers à plusieurs centaines de milliers d’euros pour les principaux acteurs de ce dossier.
« Des cadeaux contre des marchés », c’est ainsi que pourrait se résumer cette affaire de délinquance financière que le procureur de la République de Nice, Damien Martinelli, n’avait pas hésité à qualifier de « systémique ».
L’affaire a débuté il y a quatre ans par un simple courrier anonyme. La lettre adressée au commissariat Auvare dénonçait les pratiques d’une profession, celle des syndics qui n’hésitaient pas à accepter les voyages ou d’autres avantages pécuniaires offerts par les entreprises du bâtiment auxquelles elles faisaient appel dans le cadre de leurs missions.

« Des cadeaux contre des marchés », c’est ainsi que pourrait se résumer cette affaire de délinquance financière que le procureur de la République de Nice, Damien Martinelli, n’avait pas hésité à qualifier de « systémique ».
Environ 2,5 millions d’euros d’amendes et saisies ont déjà été prononcées dans ce dossier. C’est peu en réalité car les syndics de copro et leurs prestataires ont évité le pire à savoir un grand déballage public sur leurs pratiques.
Peut-on faire des cadeaux à ses clients et de quelle valeur ?
La question, intéressante, est une question de droit et a été notamment soulevée par l’entreprise Pescarzoli, spécialiste des façades. « Depuis le début de l’affaire j’affirme qu’il y a un vide juridique sur le sujet des frais de représentation, martèle son avocat, Me Franck de Vita. Il n’y a pas de texte de loi spécifique qui interdit à un entrepreneur de faire des cadeaux en fin d’année à ses clients. Cela aurait mérité un débat juridique », estime l’avocat.
Source Nice Matin, Éric Galliano.
Enregistrer les accords des clients qu’on a démarchés par téléphone
Le courtage d’assurances se fait de plus en plus grâce à des call-centers qui peuvent acheter des leads, des leads intentionnistes ou en pratiquant le cold-calling, c’est-à-dire la prospection à froid par téléphone.
C’est la technique utilisée par Michael Sitbon, dans les diverses entreprises qu’il a montées ou dont il est l’actionnaire. Habile, celui-ci a de plus peaufiné une technique de recueil des accords donnés par les clients, après la phase d’argumentation. On peut en effet faire un enregistrement d’une conversation téléphonique et conserver les éléments qui prouvent qu’un accord explicite a été donné par le client.
Recordsign est le seul spécialiste français de cette technique. Lire ici
Le PDG d’Anavie, Michael Sitbon, a choisi également d’utiliser l’enregistrement de la conversation téléphonique, mais il lui est reproché de ne pas le faire légalement et de profiter du recueil du RIB de l’assuré pour effectuer d’autres prélèvements ensuite. Lire ici
Et pour la troisième histoire, elle sera racontée lors du New Biz Forum, le 25 juin !
Photo de une, Villa Ephrussi de Rothschild, Saint-Jean-Cap-Ferrat © Berthold Werner