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Le 12 et 13 octobre, de nombreux cinémas seront pris d’assaut, partout en France. Pourquoi ?

Publié le 12 octobre 2026 à 07:00 par Magazine En-Contact
Le 12 et 13 octobre, de nombreux cinémas seront pris d’assaut, partout en France. Pourquoi ?

Le 12 octobre, quelques photos, fameuses, de la Nouvelle Vague et les témoignages, marquants, de 24 soldats de Tsahal rempliront les salles de cinéma, au Quartier Latin et partout en France. What's going on ?  

Pour la bonne cause, pour deux bonnes causes : une vente aux enchères, organisée par la maison Aguttes, et la projection de NAZA, le documentaire de Yuval Abraham et Rachel Szor sur ce qui se passe à Gaza. Auparavant, on conseille de se rendre Porte de Versailles, pour rencontrer des membres de la deuxième entreprise de France, les coiffeurs. Du 10 au 12 octobre. 

Couverture du catalogue dédié à la vente des clichés de Raymond Cauchetier © Aguttes

Derrière l’écran : Raymond Cauchetier, l’œil de la Nouvelle Vague

Au cinéma Le Saint Germain des Prés, qui a été récemment rénové par une joyeuse bande de parisiens lettrés et fortunés, la Maison Aguttes organise, le 12 octobre à 17H30, une vente aux enchères des photos de Raymond Cauchetier, le photographe compagnon privilégié de la Nouvelle Vague. Si vous ne le connaissez pas, vous avez forcément vu ses photos. Elles sont marquantes.

C’est en franchissant le seuil de la boutique Aguttes, à Saint-Germain des Prés que Kaoru, la femme de Cauchetier, a décidé de confier à Juliette Rode l’organisation de cette vente.

Ce qui nous a mis l’eau à la bouche est le catalogue qu’Aguttes a décidé de consacrer à l’exposition. « Il y a eu de nombreuses discussions en interne pour convaincre de l’utilité de créer et produire ce catalogue » indique une des personnes impliquées, car cela a un coût. Mais peut-on donner envie de s’intéresser à des photos et d’en acquérir sans qu’on ait pu les voir ? 

Dans les salles : NAZA, face à face avec les témoins

Le 12 et 13 octobre, lors de séances (pour la plupart déjà complètes), on pourra découvrir le film documentaire NAZA, précédé d'une campagne de communication percutante et mondiale.
S'y succèdent, enregistrés sur un toit de Tel Aviv, les témoignages de 24 militaires et membres des services israéliens. Le titre « NAZA » interroge. Il s'agit d'un acronyme militaire pour désigner les « dommages collatéraux » estimés avant chaque frappe, selon le documentaire. Récompensé par le prix du jury à la Mostra de Venise, le film sera à l'écran, en France, pendant deux jours, soit 500 séances. Il sera par la suite disponible gratuitement en ligne à partir de novembre. Miki Zohar, ministre de la culture en Israël, a qualifié le documentaire de trahison envers l'état, avant parait-il de l'avoir visionné. 

C’était ça ou mourir, le livre de Thélyson Orélien, a déchainé les passions récemment. NAZA provoque autant de réactions malgré une exposition plus discrète et sans que l’IA ait joué un rôle dans sa fabrication. 

Le 12 octobre, une autre avant-première fera salle comble, celle organisée au Palais des Congrès, par UGC, pour la sortie du film Les Misérables, à laquelle assistera l'équipe du film. La salle est annoncée comme la plus grande de Paris, en format évènementiel, avec 3000 places annoncées. Séance complète.

Avoir vingt ans dans les Aurès, un autre film sur des soldats qui s'interrogent

Lorsqu'il sort en 1972, le film de René Vautier, qui raconte le quotidien de jeunes recrues devenues des tueurs de fellaghas en Algérie, fait débat et sera longtemps interdit. On n'avait jamais à l'époque montré ainsi la guerre d'Algérie. Je me rappelle l'avoir visionné au Ciné-Club Jacques Bingen, quelques années plus tard. La cinémathèque Robert Lynen, de son vrai nom, a survécu, est la deuxième cinémathèque la plus ancienne de France. Jean-Jacques Beineix, désormais décédé, est venu un jour dire ce qu’il devait à ce lieu, fréquenté dès l’adolescence, sans lequel il ne serait « sans doute pas devenu cinéaste ».

Cette semaine, Steve Fortel, le nouveau maire de la petite commun d'Elne, a décidé de débaptiser le cinéma de sa ville qui se dénommera bientôt La Bobine Illibérienne en lieu et place de cinéma René Vautier. En réaction, plus d'une centaine de cinémas en France ont décidé, le 2 octobre, de se renommer symboliquement René Vautier, pour la journée. 

La salle de cinéma, que beaucoup pensaient dépassée, se transforme, devient lieu d'exposition, d'avant-première, de débats, lorsque des films le permettent. De confort absolu. Si vous n'avez pas encore découvert les nouvelles salles de l'Elysées Lincoln, depuis sa rénovation, courez-y. Le Studio et le Club sont fantastiques et privatisables. 

Sur le terrain : un ex-McKinsey devenu prof de maths, le 15 octobre

Le 15 octobre, à La Grande Épicerie de Paris, un  autre débat/dédicace méritera le détour. Organisé par Lamartine et le magazine En-Contact, la 3ème rencontre des Enjeux et des Livres sera consacrée au livre d’Arnaud de Bertier, Un prof venu d'ailleurs. Cet ex-partner de McKinsey y raconte des choses vues, entendues et vécues lors des deux ans au cours desquels il a choisi d’être professeur de mathématiques dans un collège en zone d’éducation prioritaire.

La rédaction d'En-Contact. 

Photo de couverture, cinéma Le Saint Germain des Prés dans lequel sont exposés les tirages de Raymond Cauchetier, proposés à la vente © Edouard Jacquinet

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